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"Tino Fernández, les reliques de la bonne sueur"

Libération, France ; M.-C.V. ; Juillet 2014

Le danseur et chorégraphe espagnol Tino Fernández qui a installé sa compagnie l'Explose en Colombie en 1995, entre ici dans les ordres. Dans une petite boîte en Plexiglas, il expose un danseur telle une relique, l´épuise, tout en épuisant les icônes religieuses, du pape lnnocent X (de Bacon et de Vélasquez) au pèlerin. Le corps gagne encore une fois, même s'il est en piteux état, dégoulinant d´une sueur que le danseur prend soin de récupérer dans un flacon, comme un onguent. Tendu entre religion en grande pompe et dénuement, en passant par la torture corporelle, Diario d´une crucifixión est un solo qui exige beaucoup de l'interprète (Angel Avila), qui en ressort lessivé mais triomphant.